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Quels seront vos défis en 2015?

Les défis des entreprises 2015 : Solutions et outils MerkurPour les gestionnaires d’entreprise, les principaux enjeux de cette année sont-ils bien différents de ceux des dernières années ? Non ? Vous n’avez pas tout à fait tort, mais il faut rester branché à la lecture des marchés. On dit think outside the box, mais j’aime bien la variante : think like there is no box !

Oui bien sûr il y a les enjeux d’innovation, de parts de marché, d’indicateurs de performance, du bilan financier, mais si on vous posait la question : quel est votre principal objectif cette année, que répondriez-vous ?

  • Augmenter le chiffre d’affaires ?
  • Réduire les coûts ?
  • Assurer la pérennité de l’entreprise ?
  • Répondre aux exigences de nos clients ?
  • Se démarquer de la concurrence ?

Dresser une liste d’objectifs à atteindre, c’est un début, mais comment y arriverez-vous ? Qui sera responsable de chacun de vos objectifs d’entreprise ? Comment ces objectifs vous amèneront-ils à être performants, à atteindre votre mission d’entreprise, à faire des profits.

Certains secteurs sont en croissance, d’autres ont passé à travers une crise majeure, d’autres sont en pleine transformation, mais au final, dans le contexte de mondialisation actuel, la donne a changé. Nos modèles d’affaires, nos pratiques, nos méthodes de production, nos procédés, nos fournisseurs, il faut faire un grand saut! Continuer de faire la même chose sans se remettre en question, c’est condamner son entreprise à stagner ou à fermer. La compétition a changé. Qu’est-ce qui nous différencie d’une entreprise similaire en Inde ou au Brésil ?

La Chine connaît un ralentissement, son premier depuis 25 ans. Encore là, tout a changé depuis 25 ans. Parlez-en aux manufacturiers de meubles qui sont passés à travers la restructuration du secteur. Ceux qui sont restés sont les meilleurs. Meilleurs que les Chinois. Parce qu’ils vendent moins chers ? Bien sûr que non. La Chine a une longueur d’avance pour un bon moment encore sur le terrain des prix. Toutefois, la valeur d’un fauteuil fabriqué ici est plus grande pour le consommateur que celle d’un meuble fabriqué au pays dans l’Empire du Milieu. On attribue à Napoléon la citation : quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. N’avait-il pas raison sur ce point ? (d’autres points sont discutables…)

J’aimerais dans cet article m’attarder à 3 défis rencontrés dans les entreprises québécoises :

  1. Améliorer la productivité…
  2. Intégrer l’innovation des procédés et produits…
  3. S’approprier l’agilité manufacturière…

 

Améliorer la productivité

La productivité du Québec fait piètre figure parmi les pays industrialisés. Le sujet est connu, mais est-ce que vous pourriez quantifier l’écart ? Selon des données récentes (source : Les Affaires), le Canada (15e au monde) avait une productivité de 59.56$, alors que la moyenne mondiale était de 65.08$. Pour le Québec ? 54.95$, soit 15.6% sous la moyenne mondiale. Et si on se compare à nos voisins du Sud, on est 24.3% moins productifs. C’est énorme! Bien sûr, ce n’est qu’un indicateur parmi tant d’autres, mais dans un contexte de globalisation, on n’a pas le choix de s’y attarder. Le modèle de l’État québécois (monopoles des sociétés d’état, syndicalisation, etc.) pèse dans la balance, par contre, il faut regarder ailleurs pour s’améliorer. Là où on a du contrôle.

Pour se rattraper, il faut investir dans l’équipement, et plus principalement dans les technologies de l’information et des communications. Il faut automatiser les processus, réduire les gaspillages d’heures non productives. L’usine intelligente, ça commence maintenant. La quatrième vague d’industrialisation, ou l’industrie 4.0,  est en cours. Le train passe, il ne faut pas le rater.

 

Intégrer l’innovation des procédés et des produits

Pour se démarquer de la concurrence, on parle souvent d’innovation. Si notre offre est différente, si on s’adapte aux besoins à mesure qu’ils évoluent, on conserve et on augmente nos parts de marchés. Ceux qui se lancent dans un marché ou un créneau déjà saturé ont intérêt à se présenter avec une expérience renouvelée ou un avantage concurrentiel marqué, sans quoi ils risquent de se casser les dents. Parlez-en à Target Canada. Moins de 18 mois après l’ouverture du premier magasin au Canada, la bannière a annoncé qu’elle quittait le pays, faute de rentabilité. Le modèle n’était pas adapté, et la première impression a été mauvaise pour beaucoup d’entre nous. Ils n’ont rien apporté de nouveau, aucune valeur ajoutée pour le consommateur. On pourrait aussi parler de Blackberry, qui a envahi le marché avec un produit unique en 2001, puis qui s’est fait rattraper et largement dépasser avec l’arrivée du iPhone en 2007. Ils avaient pris le marché rapidement avec une capacité d’innovation surprenante, puis se sont fait damier le pion par plus innovants. Ils n’ont pas su lire la demande du marché, ce qu’Apple a su faire en se concentrant sur l’expérience utilisateur.

D’accord, mais comment innover dans mon domaine ? Si la réponse était simple, vous ne seriez pas en train de me lire. Pour innover, il faut constamment penser à la prochaine vague, aux prochaines tendances. Qui aurait cru qu’on pourrait suivre la production et diagnostiquer des problèmes via des tablettes électroniques il y a quelques années à peine ? Il faut repenser nos façons de faire. Pourquoi on fait telle ou telle action ? Si la réponse est : parce qu’on a toujours fait ça ainsi, ça devrait sonner une cloche. La clé, c’est de prédire comment les nouvelles tendances et habitudes de vie vont influencer les clients. Le développement de produits doit suivre ces tendances. On parle de Design for excellence, on intègre la notion de cycle de vie dans la conception et le choix des matériaux. Un exemple d’innovation : l’utilisation grandissante de l’aluminium dans la construction de véhicules. Par exemple le Ford F-150, synonyme de robustesse et leader des ventes depuis des années, se présente en 2015 avec une proportion inégalée d’aluminium. Parions que les prochaines générations du Silverado et du RAM intégreront aussi beaucoup plus d’aluminium. Pourquoi c’est innovant ? Trois arguments : économie d’essence, capacité de chargement et… l’aluminium ne rouille pas!

 

S’approprier l’agilité manufacturière

Pour rester dans le monde automobile, elle est bien loin l’époque ou Henry Ford offrait à ses clients des modèles T de la couleur de leur choix, en autant que ce soit noir. Imaginez le succès qu’il aurait aujourd’hui avec un tel concept… Aucun. Le client veut du choix. La demande change constamment. On ne produit plus par lots, on produit en flux tiré. Si vous avez visité une chaîne de production récemment, vous y avez probablement vu une continuité de produits différents. Cela implique des stations de travail flexibles, une conception modulaire, des assemblages multiples faits de composantes standardisées, une maîtrise de la logistique, etc. C’est ça l’agilité manufacturière. Une entreprise agile se distingue par sa capacité à s’adapter à un environnement de plus en plus compétitif, sujet à des changements imprévisibles et de fidéliser une clientèle de plus en plus exigeante.

Comment y arriver ? Plusieurs outils sont utilisés, dont la modularité. Pensez aux plates-formes automobiles (je sais, c’est un thème redondant, mais le secteur du transport, on est tombé dedans quand on était petit). Cette année, Volkswagen lance sa nouvelle plate-forme MQB, qui sera la base d’une grande partie de la gamme des véhicules Audi, VW et Skoda. Résultat : tout a été optimisé en fonction des aspects qui comptent pour le client et la société, aujourd’hui et à l’avenir: efficience, sécurité, confort, design et plaisir de conduite. Les impacts sur la chaîne d’approvisionnement sont multiples : amélioration de la compétitivité, réduction des lots, optimisation des délais de livraison, simplification de la logistique. Simple, non ? Non. Parlez-en aux milliers d’ingénieurs qui ont participé à son développement. Le défi était de taille, mais les avantages sont nombreux.

Vous lisez ces lignes et imaginez déjà ce que l’agilité manufacturière pourrait vous apporter comme avantage ? Vous êtes en mode innovation, mais manquez de ressources pour aller à la vitesse voulue ? Vous êtes convaincus que vous pouvez augmenter la productivité de votre usine ? Et puis, est-ce que vos objectifs de 2015 sont les mêmes qu’il y a 5 minutes ?

Depuis 20 ans, avec son équipe de plus de 75 professionnels multidisciplinaires, Merkur accompagne des entreprises de différents secteurs d’activités qui font face à ces enjeux.

Pascal Vachon, ing. Chargé de projets chez Merkur