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La modélisation des informations de fabrication : PMI

Est-ce qu’au Québec le secteur manufacturier est prêt pour ce changement?

Pour ceux et celles qui sont familiers avec les méthodes de conception de produits et de machines conventionnelles : vous ou votre équipe d’ingénierie transforme un modèle virtuel 3D de votre produit en une série de plans 2D servant à évaluer les coûts de fabrication et/ou à assurer le transfert d’informations primordiales pour la qualité des pièces fabriquées.

Saviez-vous qu’il existe une méthode beaucoup plus rapide et plus économique pour atteindre le même objectif? Il s’agit de la définition fondée sur les modèles ou Model-based Definition (MBD). Cette méthode génère et intègre numériquement les informations de fabrication du produit (Product Manufacturing Information) directement au modèle 3D.

Le milieu manufacturier québécois, incluant fabricants et fournisseurs, ont amorcé quelques pas timides vers la 4ième  révolution industrielle. En effet, les méthodes de conception et les communications techniques n’ont pas évolué au cours des dernières années malgré l’avènement d’outils plus simples et de protocoles accélérés pour l’échange des données. Il n’est pas rare d’acheminer aux fournisseurs ou aux fabricants de pièces des plans 2D en bonne et due forme ainsi qu’un modèle 3D pour référence.

La modélisation des informations de fabrication

Cette méthode permet au client de transférer toutes les informations de fabrication du produit pertinentes en un seul envoi : d’une part, les notes de fabrication, les critères relatifs au contrôle-qualité ou encore les tolérances sur les plans 2D et, d’autre part le modèle 3D pour toute information plus pointue que le fournisseur aimerait connaître (ex. : comment réaliser son agencement pour une fabrication de plusieurs pièces sur une même table d’usinage ou encore avoir la possibilité d’évaluer la pièce sous tous ses angles dans un logiciel de visualisation 3D).

Pourtant, la majorité des logiciels de modélisation tels que SolidWorks, CATIA ou NX de Siemens intègrent les fonctionnalités permettant la combinaison de ces deux besoins. Grâce à l’approche MBD, il est donc possible d’intégrer toutes les informations contenues sur un plan 2D directement dans le modèle 3D. Par la suite, nous créons des vues prédéterminées pour faciliter la visualisation des informations en diminuant du même coup la quantité de documents à produire.

engineering_model_3d_pmi

L’approche MBD/PMI apporte des bénéfices significatifs :

  • Diminue  les erreurs d’interprétation lors de la lecture des plans;
  • Élimine le besoin de mise à jour manuelle ou semi-automatique des plans de fabrication conventionnels lors d’émission de changement d’ingénierie (ECO);
  • Accélère significativement le temps de mise en marché de nouveaux produits ou de nouvelles machines;
  • Améliore la qualité globale du produit et facilite l’inspection.

La transformation de la chaîne de fabrication

Les prochaines années seront celles de l’ère digitale, celles où les informations transférées aux  planchers de production seront affichées en quasi temps réel à proximité des machines à contrôle numérique. Fini l’impression des plans du client (ou la production de plans de fabrication interne) dans le bureau de planification de la production pour les acheminer aux machinistes et répondre à leurs questions. Grâce à l’approche MBD/PMI, les opérateurs de machines pourront eux-mêmes s’informer et mieux contrôler la qualité de leur production.

L’intégration complète de toute la chaîne de fabrication, du département R&D jusqu’à la production, est un défi de taille. Nous pouvons comprendre que le secteur manufacturier québécois est encore loin de s’approprier systématiquement cette innovation technologique. Ceux qui réaliseront la transition en premier seront considérés comme des pionniers. C’est le cas des géants de l’aéronautique Boeing, Northrop Grumman et Lockheed qui ont procédé à l’implantation de l’approche MBD/PMI depuis quelques années, de même que le gouvernement des États-Unis qui requiert désormais l’utilisation de ce type de documents technique pour l’octroi de contrats d’ingénierie. Quelques normes existent déjà, dont une de l’ASME depuis 2003 (ASME Y14.41).

Évidemment, cette révolution manufacturière ne s’implantera pas seule. Des changements et investissements importants devront être réalisés pour améliorer le flux bidirectionnel de l’information entre les différents départements, de la réception des dessins d’ingénierie à la machine et vice-versa une fois la production débutée.

Merkur est là pour vous accompagner et faciliter la transition vers ces nouveaux concepts de la modélisation 3D avancée.

 

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